mercredi 31 août 2016

CARLO COLLODI : PINOCCHIO


Traduit par Nathalie Castagné (lu dans la version Folio junior)


Gepetto, un pauvre menuisier, décide avec un morceau de bois de fabriquer un pantin. Il nomme ce pantin Pinocchio. Curieusement quand Gepetto prend la décision de travailler le nez celui ci s'allonge. Ce pantin prendra vie, il pleure, il rit et parle comme un enfant. Pinocchio me fait penser à Peter Pan car il n'a pas de parents, il est libre. Puis Pinocchio est aussi comme dit Barrie un Entre-deux moitié humain, moitié marionnette "- Raconte ce que tu veux mon Grillon, chante-moi ce qu'il te plaira : moi, je sais que demain, à l'aube, je vais m'en aller d'ici, parce que si j'y reste, il m'arrivera ce qui arrive à tous les autres enfants, autrement dit on m'enverra à l'école, et il faudra que je travaille, que ça me plaise ou non ; et moi si tu veux le savoir, je n'ai pas la moindre envie de travailler et ça m'amuse bien plus de courir après les papillons, de grimper aux arbres et de prendre les petits oiseaux dans leur nid."


Mais la différence entre Peter Pan est Pinocchio est la suivante le premier veut rester un enfant, éternellement alors que Pinocchio lui veut grandir. Il lui arrive de nombreuses aventures; Il rencontre tout d'abord Mangefeu le montreur de marionnette et c'est l'occasion pour lui de faire connaissance avec les personnages de la comedia delle arte. " Sur la scène, on voyait Arlequin et Polichinelle en train de se disputer et, comme d'habitude, de se menacer mutuellement d'une volée de gifles ou de coups de bâton." Mangefeu lui donne cinq pièce d'or à Pinocchio mais c'est pour son papa, son créateur Geppetto. Puis, il fait la connaissance d' un Chat et d'un Renard. Il est attaqué par des assassins qui l'attaquent et le pendent. Heureusement il est sauvé par la Fée bleue, qui le soigne et le protège. C'est elle qui découvre les mensonges de Pinicchio. 

Elle devient sa maman et elle veut absolument qu'il aille à l'école. 









" Imaginez ces garnements d'enfants, quand ils virent entrer dans leur école un pantin ! Ce furent des rires à n'en plus finir. Chacun y allait de son bon tour : l'un lui arrachait des mains son petit chapeau ; l'autre lui tirait par-derrière son ; habit un troisième essayait de lui dessiner à l'encre de grandes moustaches sous le nez, un autre encore alla jusqu'à se risquer à lui attacher des ficelles aux pieds et aux mains pour le faire danser." Elle veut qu'il soit un bon garçon. Mais la vie est dure et cruelle pour le pauvre Pinocchio. Il doit surmonter de nombreuses épreuves. Il part pour le Pays des jouets avec son ami Lumignon. Les voilà, tous les deux transformé en ânes. Puis, il est jeté à la mer avalé par un requin et il retrouve étrangement son cher et tendre Geppetto. Et à ce moment là il devient un véritable petit garçon. 

YASUTAKA TSUTSUI : La traversée du temps


Traduit par Jean-Claude Bouvier

C'est vraiment par hasard que je suis tombée sur ce roman jeunesse trouvé dans ma bibliothèque scolaire. 

L'histoire se déroule au Japon, Kasuko se trouve dans la salle de sciences naturelles. Soudain, elle sent une odeur de lavande se répandent dans la salle. Pour elle cette odeur est remplit de douceur et de nostalgie. À partir de ce moment, elle remonte dans le temps, elle revit sa journée de la vieille etc ... Elle sait à l'avance ce qui va se passer, sa vie devient un enfer, elle ne comprend absolument pas ce qui lui arrive. Alors elle décide de ce convier à son professeur de science naturelle, il lui explique ce qu'elle ressent elle doit revivre le point de départ. Et là .... C'est un livre très intéressant passionnant et ensorcelant.
Moi qui ne suis pas très porté sur la science fiction, j'ai adoré cet ouvrage passionnant. J'ai été véritablement envoûté par ce roman une belle surprise.

MARIE DESPLECHIN : VERTE & POME

Présentation de la version audio dans la collection Chut ! de l'école des loisirs.
Un régal la voix de Sophie Ballul et d'Anne Montaron sont excellentes. Quatre narrations, quatre points de vue celle de la mère, la grand-mère, Verte et la voix du garçon Soufi. J'aime bien l'ambiance fantastique qui se dégage de cette édition audio, je la trouve très bien réussit.
Ursule a eux une fille avec Gérard nommé Verte. Mais, ils se sont vite séparés. Voilà, Ursulle élève seule sa fille Verte, elle veut en faire une sorcière. Anastabotte, la grand -mère est une véritable sorcière. Elle va enseigner la sorcellerie à sa petite fille. Cet univers loufoque plaît bien aux enfants de CM1/CM2. C'est certain que c'est un livre excellent aussi bien pour les petits que pour les grands.


"- Est-ce que tu veux être mon amie ? Elle m'a posé la question sans même me regarder, sans se retourner vers moi, comme si l'idée venait de lui traverser l'esprit. "
Marie Desplechin adore transformer le réel. Comme pour Verte elle reprend le même procédé à plusieurs voix celle de la grand mère géniale Anastabotte que nous connaissons déjà, nouveauté, la présence de Ray (Raymond, le grand-père, le père de Gérard, c 'est un ancien commissaire de police), de Pome (la nouvelle amie de Verte, de Gérard (le père entraîneur de foot) et de sa fille Verte et pour finir celle de Soufi (l'ami de Verte, c'est grâce à lui que Verte a retrouvé son père). Ce procédé rend le récit vivant et très enrichissant de connaître les différents point de vue des personnages. La plume est comme celle dans Verte elle est alerte et fluide, agréable cela glisse tout seul. Dans cette suite les hommes ont la parole c'est la différence avec Verte, cela n'empêche pas pour autant que les femmes les mères (celle de Verte et de Pome) et Anastabotte sont toujours là plus que jamais surtout sa grand-mère.
" D'un autre côté, des hommes, je n'en connais pas beaucoup. Pas de nouvelles de mes grands-parents depuis que ma mère s'est disputée avec eux. Pas de nouvelles de mon père non plus."

Puis, c'est un roman qui est plus centré sur l'amitié sur le rapport père-fille. La sorcellerie tient toujours sa place plus que jamais.
Un très bon roman jeunesse qui parle de la famille recomposée.

MARIE DESPLECHIN : Les yeux d'or

Un père, directeur de l'Observatoire de Paris, l’élève seul son fils Pierre. Sonia, raconte l'arrivée d'une jeune femme mystérieuse, opticienne chargée de la maintenance d'un précieux télescope. Edmée rôde le soir dans les bureaux, fouille les placards et les dossiers à la recherche de photos d'étoiles et de météores. Un soir , elle dépanne Jean Philippe le père de Pierre pour garder son garçon de dix ans. Alors une amitié entre deux est née, Pierre apprécie de la revoir de temps en temps. Edmée est spéciale, elle est bizarre, témoignent ses ex-collègues. Elle est solitaire, secrète, un peu magicienne
Edmée prend ses distances avec la réalité, interroge le regard, approche les frontières du fantastique.
Ce roman qui se veut fantastique et ancré dans la vie d'aujourd'hui. Pierre enfant de parent divorcé, il vit avec son père mais ce dernier n'a jamais le temps de s'occuper de lui. Sa mère est partie on ne sait où. Au final, il est livré à lui même, il se sent mal aimé d'où la raison de la fugue. Il s'entend bien avec Edmé car entre eux, il y a de la tendresse et de l'attention à l'autre. De ce point de vue ce roman est voir très réaliste hélas aujourd'hui nombreux sont les enfants qui ne trouvent pas leur place dans la société, leur raison de vivre en quelque sorte. Et de ce point de vue je trouve ce roman assez réussit. Dans ce roman, j'apprécie quand Pierre s'en va à Amiens (c'est là où sa mère est née), c'est un passage remplit de poésie.
" Je n'espérais pas vraiment qu'une femme, parmi toutes celles qui passaient dans les rues, allait se jeter sur moi, me prendre dans ses bras et me reconnaître pour son fils. J'étais habitué à vivre sans elle.
Qu'est ce que j'aurais fait d'une mère, moi qui avait vécu sans, presque toute ma vie ? "

J'aime beaucoup la description de la nature, je trouve que l'écriture de Marie Desplechin est plus apaisée et minutieuse. J'avais déjà remarqué son goût pour les plantes et les fleurs dans son joli roman l'Album Vert. Ce passage où Pierre joue les Robissons en quelque sorte à Amiens se trouve être de mon point de vue une histoire dans l'histoire. C'est une parenthèse dans la vie de Pierre, la relation avec le corbeau est une jolie idée, dans ce passage la télépathie joue son rôle. Edmé est là en pensée tout près pour le soigner.
"Moi, j'étais devenu si seul que , si j'avais voulu, j'aurais pu entendre les étoiles glisser dans l'espace."
C'est un roman qui a beaucoup de charme entre le réel et l'irréel.
Voir un autre regard sur ce livre ici

MARIE DESPLECHIN : ÉLIE ET SAM

Les illustrations de Philippe Dumas sont reproduites dessinées à la plume, sont très poétique et douce.
C'est une histoire d'amitié, durant une année scolaire aux myrtilles,entre deux garçons de sept ans Élie Elifer et Sam Samarcor . " L'amitié précoce de Sam et d'Élie était donc une fierté pour leurs deux familles. Les bonnes relations des deux enfants, leur manière affectueuse de partager leurs activités et d'éviter les disputes constituaient l'essentiel des conversations entre leurs parents." 
L'amitié entre les enfants s'est sacrée. Ils habitent le même hameau. C'est quoi l'amitié ? C'est quoi être amoureux ? L'amitié est franche et honnête entre Sam et Eli. Si on n'a pas d'ami comme Aliazar Albquerque, c'est un problème, jalousie et de moquerie. C'est une année scolaire riche en péripéties. Les saisons tiennent une part très importantes dans le roman. Ce roman pose la question concernant la représentation masculine et féminine dans la vie des enfants. C'est quoi être un garçon ? C'est quoi être une fille ?
"Souvent, remarqua Élie, j'aimerai bien être une fille.- Moi aussi dit Sam les filles peuvent jouer avec des affaires de garçon, et en plus elles ont le droit de jouer avec des affaires de filles. " L'attention que les enfants porte aux animaux, et attachante.

Les dialogues traduisent la succession d'événements dans la vie de Sam et Élie avec un mélange de naïveté et de tendresse. C'est avec une grande justesse que Marie Desplechin pose les bonnes questions des enfants et elle sait à merveille saisir leurs préoccupations. Ce roman pour la jeunesse est remplit de tendresse et d'humour. C'est léger et frais. Marie Desplechin s'inspire des histoires du Petit Peuple (korrigans, elfes ou autres trolls) .

EMMA DE DUCOS :Fille de déporté de Catherine Régent

C'est ma chère amie Wictoria qui m'a fait connaître ce court roman. Et, c'est avec bonheur que je l'ai trouvé au Salon du Livre.
Ce petit livre a la couverture jaune me tendait les mains.

En 1871, Paris brûle à feu et à sang , Emma a onze ans elle habite Montmartre, tout comme son amie Jeanne. Son père est au service de la Commune, gouvernement constitué par les Parisiens "Insurgés", ainsi nommés avec mépris par Thiers. " Après sa journée de travail, Papa se rend à son club. Il y retrouve ses amis. C'est là-bas qu'ils discutent des choses sérieuses comme par exemple de l'avenir de notre société." Sa femme la maman d'Emma est à ses côtés elle adhère complètement à ses idées politiques. La vie à Paris est devenue difficile, l'hiver est rude ainsi que la vie. Une rumeur court que sont mangés chats, chiens, rats et bientôt les animaux du zoo du Jardin des Plantes, car la faim et la misère son présentes.
Le père d'Emma, coupable "d'agitation" est alors condamné à la déportation en enceinte fortifiée en Nouvelle-Calédonie. "C'est depuis ce temps que mon père ne rentre plus à la maison. Il offre son talent d'orateur à la cause de la Commune. Il est soutenu par Monsieur Victor Hugo, l'écrivain qui lui-même prête sa plume au nouveau gouvernement parisien." Cela n'empêche pas que son père est un héros, mais c'est un rebelle, il est que déporté et sa famille peut venir le rejoindre. Mais cela n'empêche pas que la nouvelle tombe comme un couperet pour Emma, mais il est tout de même vivant c'est l'essentiel. Sa mère, entreprendre les démarches nécessaires pour le rejoindre là-bas, au bout du monde. " Voilà bientôt deux ans que Papa est en Nouvelle-Calédonie. Les courriers sont si rares que nous ne savons pas grand chose de sa nouvelle vie." Le départ tant attendu a lieu, la tristesse de quitter Jeanne, sa meilleure amie, la mère et la fille embarquent sur la Virginie. Elles sont traités comme "des animaux de ménagerie". Mais elle fait une rencontre sur le bateau qui bouleverse, Louise Michel, une grande dame révolutionnaire qui part elle aussi en Nouvelle Calédonie. J'ai trouvé la rencontre très forte et poignante entre Louise Michel et Emma comme la décrit Catherine Régent. Il est certain après un très long voyage, la petite Emma est ravie de revoir son père à Ducos. Un livre passionnant pour sur l'aspect historique, c'est un livre très agréable à lire et très vivant.
Un livre qui donne envie d'en savoir plus sur Louise Michel.

Voir billet de Wictoria

ANNE FINE : Mon amitié avec Tulipe

Traduit par Dominique Kugler

Personne ne veut être l'amie de Tulipe.
Elle est trop étrange, trop insolente et elle raconte sans cesse des mensonges invraisemblables.
Nathalie habite avec ses parents dans un Palace. Elle rencontre Tulipe par hasard, puis elles deviennent amie. Tulipe, il faut reconnaître qu'entre un père qui la bat et une mère effacée, c'est difficile de s'épanouir et ne pas être agressive.
" Son père se jetait brusquement sur elle et ne la lâchait plus jusqu'à ce que sa mère, pourtant si timide, ne puisse plus faire comme si elle n'avait pas remarqué ce qui se passait."
Elle a un côté sorcière diabolique qui invente des jeux toujours plus étonnants, comme Silence de mort, Impasse des squelettes, Rats dans l'incendie... Leur histoire d'amitié aurait pu être touchante. Mais non, Tulipe est réellement dangereuse. Cela fait froid dans le dos. C'est un livre étonnant vraiment, voir époustouflant , je ne sais pas comment des adolescents réagissent à cette lecture. En tout cas même si ce roman est une fiction tout sonne juste, elle ressemble à un fait divers de nos jours. C'est une histoire dérangeante, mon ressenti est le suivant entre fascination et un certain dégoût voir malaise.
La plume d'Anne Fine est pour beaucoup dans ce ressenti, au final c'est un roman très brûlant par la maîtrise du sujet.

MALIKA FERDJOUKH : AGGIE change de vie

L'histoire se déroule à Boston, à la fin du XIX siècle, Aggie Barrie est la reine de la débrouille. Elle a été élevé par les Hume un couple d'aubergiste :

"- Ils m'ont gardée à ma naissance. Ma mère, Ginnie Barrie, était servant chez eux. Ils la faisaient bosser dur. C'est Poodlespring, le laitier qui m'a raconté. Même enceinte, elle devait laver la maison de haut en bas, les escaliers, la cour, porter les seaux ... À l'accouchement , c'est elle qui était lessivée ! L'avait plus de forces. C'est ce qu'il m'a raconté Poodlespring. Alors, elle est morte juste quand moi j'suis née, elle avait plus de souffle..."

Elle est orpheline, elle vit dans les rues en compagnie de son chien Mister Bones et son ami Orin. Ceux sont des enfants des rues et leur langage est châtier. Ils ont mis au point un numéro pour voler les riches passants qu'ils rencontrent sur leur chemin. Grâce à Pemberton Rushworth détective privée, Aggie fait la rencontre qui  va complètement changer sa vie. Elle s'appellera dorénavant Margaret Selwyn, a devenir une élégante jeune fille. À la lecture comment ne pas penser à My fair Lady. Aggie fait penser à Eliza Doolittle enfant.

J'ai trouvé ce petit livre sympathique, c'est une agréable lecture. Les clins d'œil en direction d'autres livres de Dickens, Hugo, James Matthew Barrie font de ce court roman un peu court mais attachant tout de même.
La couverture est très réussie, elle résume très bien le contenu de ce petit roman.

FLORENCE HIRSH : Je cherche les clés du paradis



Illustration de Philippe Dumas

"Maman dit qu'il y a deux sortes de gens dans la vie. Ceux qui ont un paradis perdu et ceux qui n'en n'ont pas."

Je les aimes beaucoup pour sa touche surannée ! et elles sont une importance au premier plan.
" Mon paradis à moi, c'était ma maison", une maison s'est très important dans la vie d'un enfant. Je me souviens moi étant enfant je dessinais très souvent des maisons. 
Mais la maison dont nous parle Florence Hirsh, était une maison joyeuse et plein de vie avec ses cachettes secrètes. Une grande fierté cette maison qui ressemble à un château ! Mais, un jour surviennent des inconnus. On parle de déménagement, donc partir, et tourner une page, cela n'est pas triste car un bonheur, un paradis perdus est enfoui dans leur mémoire. La richesse d'un paradis perdu à travers les âges.

FRANCES H. BURNETT : Le jardin secret


Traduit par Antoine Lermuzeaux

Mary Amère est bien marrie Un petit rien la contrarie Trop de soleil sur son persil Trop de pluie sur ses salsifis Dans son jardin tout dépérit Sauf les misères et les soucis ...
À la mort de ses parents, elle se trouve être la seule survivante d’une épidémie de choléra dans un village aux Indes.
Mary quitte l'Inde où elle est née pour aller vivre en Angleterre chez son oncle dans un immense manoir isolé. Elle est accueillit froidement par Mme Medlock l'intendante. Son oncle est toujours absent, c' est un homme étrange. Sa tante est décédée en mettant au monde un petit garçon.
Mary est une petite fille de dix ans, mal dans sa peau car mal aimé. Dans cette demeure emplie de mystères, Mary va de surprise en surprise et découvre l’existence d’un jardin secret, fermé depuis la mort de sa tante… " Elle regarda longuement la clef. Elle la tournait, la retournait.... Si cette clef était bien celle du jardin secret , et si Mary réussissait à trouver la porte, si elle l'ouvrait, elle pourrait enfin voir ce que cachait le mur couvert de lierre. Elle saurait ce qu'étaient devenus les vieux rosiers." Le grand air lui fait un bien fou " Le vent vivifiant de la lande, en aiguisant son appétit et en fortifiant son corps malingre, y avait contribué." En arrivant et en faisant connaissance avec la campagne anglaise, Mary va nouer un premier lien d'amitié avec un rouge-gorge. Puis elle fait la connaissance avec un petit garçon Dickon (il fait penser à Peter Pan du Petit Oiseau Blanc plus particulièrement) dans le jardin. "Elle découvrit alors un spectacle si surprenant qu'elle écarquilla de grands yeux et retint son souffle. Assis par terre, adossé à un arbre, un garçon d'une douzaine d'année jouait d'un pipeau qu'il avait dû tailler lui-même dans un morceau de bois." Une belle amitié va se nouer entre eux, et le lien secret sera le jardin et le but de redonner vie à ce jardin abandonné. Le manoir où elle loge est immense, mystérieux, elle entend des pleurs parfois. Alors elle décide un soir d'explorer le manoir et là elle tombe nez à nez avec Colin dans sa chambre. Elle est étonnée de voir ce garçon. Il a dix ans, il a perdu sa mère a sa naissance. Il est très malade d'après des médecins. Ils vont devenir amis mais leur amitié est différente de celle que Mary entretien avec Dickon. Dans ce roman le thème de l'amitié est traité, mais il est question de grandir , de renaître plus exactement c'est le cas aussi bien pour Mary que pour Colin. Un grand désir de vivre : "- Non, mais il préférerait qu'il ne soit pas venu au monde. Ma mère dit qu'il n'y a rien de pire pour un enfant. Un enfant qui n'est pas désiré, c'est bien rare qu'il pousse comme il faut. M. Craven est prêt à acheter tout ce qu'il peut trouver sur la terre ! Et tout cela parce qu'il a peur de voir un jour son fils devenir bossu comme lui."
Le jardin secret par magie va jouer un rôle très important chez Colin dans son ouverture vers les autres. Et, par miracle sa vision de la vie va changer et il va devenir un garçon robuste et en bonne santé quoiqu'en dise les médecins. C'est magique ! C'est roman plein de fraîcheur, j'ai une affection particulière pour Dickon. Je comprends très bien que ce roman est marqué de nombreux enfants. Car c'est une très bonne idée de prendre la nature pour s'épanouir et s'ouvrir à la vie. Le comportement de Mary et Colin change au contact de la nature et des plantes. L'amitié forte entre eux et magique renforce leur ouverture vers l'autre et les rend bon. Car l'un comme l'autre n'ont pas connu l'affection de leurs parents. " - Tu sais, pour qu'elles poussent bien, expliquait Dickon à sa mère, il faut les aimer. C'est comme pour les animaux, il faut leur donner à manger quand elles ont faim, et leur donner à boire quand elles ont soif ! Les fleurs, elles sont comme nous, elles ne demandent qu'à vivre."
La nature est très présente dans ce roman de Frances H. Burnett, elle est au premier plan. Elle est traité comme étant un personnage en soi. C'est un roman qui sent bon le printemps ! Je découvre ce roman à l'âge adulte je ne l'ai pas lu étant enfant.
J'ai lu ce roman dans une édition Folio Junior dont je n'aime pas trop la couverture alors j'ai été voir sur le net et j'ai trouvé une couverture anglaise qui je trouve traduit bien la fraîcheur que dégage ce livre.
C'est sur le blog de Casa Nova que j'ai repris cette jolie couverture " Le jardin secret" et il se trouve aussi que je suis entièrement d'accord avec elle concernant son bémol.

Jacques et le haricot magique

Traduit par raconté par Richard Walker traduit par Estelle Chapron
très joliment illustré par Niam Sharkey - édition du Père Castor Flammarion
Conte traditionnel d'origine britannique il est très populaire mais l'on ne connait pas exactement le nom de l'auteur.

"L'édition la plus ancienne du récit date de 1807 lorsque paraît The History of Jack and the Bean-Stalk, imprimé par Benjamin Tabart, mais l'histoire est plus ancienne puisque une parodie intitulée The Story of Jack Spriggins and the Enchanted Bean (L'Histoire de Jack Spriggins et du haricot magique) fait partie de la seconde édition de Round About Our Coal-Fire paru en 1734."
source Wikipédia

C'est l'histoire d'un petit garçon, il vivait avec sa mère, ils étaient très pauvre.
Un jour, il va au marché vendre sa vache car il n'avait plus rien à manger. Et sur son chemin il rencontre un homme qui lui propose de changer sa vache contre six haricots magiques. En rentrant chez lui, Daisy sa mère est furieuse et jette les haricots. Et là par magie une longue tige géante se pencha sur la maison elle l'amène jusqu'à un château qui est la demeure d'un géant qui mangera Jacques si il le voit. Un autre phénomène magique arrive au son de la harpe, une pluie de pièces d'or tombe, que Jacques s'empresse de prendre en les mettant dans un sac et de rentrer chez lui immédiatement. Il retournera chez l'ogre pour emmener la harpe et l'oie.

samedi 27 août 2016

ASTRID LINDGREN : FIFI BRINDACIER

Traduit par Alain Gnaedig

Fifi Brindacier est une petite fille suédoise extraordinaire.
Avec son petit nez couvert de tâches de rousseur et ses tresses roux carotte dressées sur la tête. Elle vit seule dans la villa Drôlederepos. Sa maman est décédé à sa naissance et son papa est un véritable pirate.
Fifi raconte des histoires incroyables à ses deux amis, Tommy et Annika. Ils habitent la maison voisine de celle de Fifi. Ces deux derniers sont souvent impressionnés par elle qui peut se coucher quand elle le désire ou encore monter sur le mobilier de sa villa et s'amuser avec ce qui lui plaît.
Elle vit seule, à sa fantaisie elle ne va pas à l'école. Elle est doté d'une force inouïe, elle porte son cheval à bout de bras. Elle sait faire tourner la tête aux policier en leur apprenant à danser la polka. Elle adore organisé des dînettes avec ses petits amis Tommy et Annika. Les fameux petits repas que l'on chérit quand on est enfant car léger et amusant. C'est une enfant au cœur d'or ! C'est très enlevé, c'est savoureux, Fifi est une petite fille explosive extra !


Astrid Lindgren est morte le 28 janvier 2002. Elle a considérablement influencé la littérature de jeunesse, a marqué par ses personnages plusieurs dizaines de générations de lecteurs. Le succès de ses livres et ses talents d’écrivains lui ont valu de nombreuses récompenses scandinaves et internationales comme par exemple le prix Andersen, souvent qualifié de Nobel du livre d’enfant qu’elle a reçu en 1958.

ROALD DAHL : Fantastique Maître Renard

Roald Dahl
illustration de Quentin Blake
Traduction de Raymond Farré , Marie Saint-Dizier

Trois riches fermiers assez stupides se liguent contre Maître Renard qui décime leurs poulaillers. Comme ils sont aussi bêtes que méchants, ils attaquent la colline avec deux pelleteuses. Jour après nuit, ils creusent jusqu’à former un trou grand comme un volcan, où campent les trois méchants en attendant que la famille Renard sorte  de son terrier, morte de faim. Pendant ce temps, la famille Renard s’unit aux autres familles, Lapin, Belette, Taupe et Blaireau pour creuser un réseau de galeries qui débouchent juste sous chaque poulailler. Maître Renard est tout simplement un papa fantastique !
Dans la réalité un renard est un animal nuisible sans pitié, il tue pour le sang.

J'aime l'écriture de Roald Dahl, elle est pleine de fantaisie agréable à lire. Car c'est plein d' humour et de jeux de mots, c'est tout simplement enchanteur ! J'ai eu le plaisir de relire avec des enfants de primaire en BCD. Une lecture feuilleton en quinze jours, je suis assez contente cela fut une première assez réussit.

L.FRANK BAUM : Le Magicien d'Oz



Traduit par Mona de Pracontal

Dorothée emportée par un cyclone avec son petit chien, les voilà propulsés dans un pays étrange . Elle rencontre un épouvantail qui veut un cerveau, un bûcheron de fer-blanc qui veut un cœur et d'un lion poltron peureux qui veut être courageux pour porter honorablement son titre de roi des animaux. Dorothée, accompagnée par son chien Toto, veut rentrer dans son Kansas natal et la voilà au pays d'Oz. Elle doit rencontré Oz, le grand magicien, à la Cité d'Émeraude. Lui seul a le pouvoir de l'aider à rentrer chez elle. Mais cela n'est pas si simple, et nous sommes dans un conte, et donc il y a des sorcières c'est incontournable. Dorothée a pris les souliers d'argent à la méchante sorcière de l'Est, elle a une marque sur le front grâce à la gentille à la sorcière du Nord. Pour que Dorothée puisse retourné chez elle, elle doit tuer la sorcière de l'Ouest. Donc Dorothée et ses amis doivent se rendre au pays des Ouistiz. L'aventure arrive ...
Dorothée arrive avec brio à tuer la terrible sorcière de l'ouest, elle a espoir de retourner au Kansas. Car elle croit très fort aux pouvoirs du Magicien d'Oz. Hélas, c'est un charlatan (il tient à la fois de l'homme politique et du médecin-colporteur) d'un pays de rêve certainement, mais il sera d'aucune aide. Tout n'est pas perdu heureusement, elle va se rendre au pays des Couacadiens voir la gentille sorcière , la belle Glinda. Et là, grâce à ses superbes chaussures au pouvoir magique tout va rentrer dans l'ordre !


Quelques notes concernant l'auteur Frank Baum (tiré du livre d'Alison Lurie Il était une fois ... et pour toujours (À propos de la littérature enfantine))

Frank Baum a voulu écrire un " conte de fées modernisé" duquel seraient éliminés "les stéréotypes désuets de génies, de nains et de fées." L'argent n'existe pas dans le Pays d'Oz. Le Pays d'Oz est dirigé par des femmes et des filles. Alison Lurie nous dit que dans les premières années du XXème siècle les héros de la plupart des romans d'aventures étaient des garçons. Les filles restaient à la maison et apprenaient à mieux s'entendre avec leur famille . S'il s'agissait d'enfants rejetés, telles Rebeca de Sunnybrook farm, ou d'orpheline comme Anne et la maison aux Pignons verts et Judy dans Papa-Longues-Jambes, elles trouvaient ou fondaient une nouvelle famille. À la fin de toutes ces histoires, ou de leurs suites, l'héroïne grandissait, tombait amoureuse et se mariait. Dorothée a beaucoup de point commun avec Alice de Lewis Carroll, mais elle est très américaine. Elles sont deux petites filles indépendante, courageuse et à l'esprit pratique. La différence c'est que Dorothée rencontre sur son chemin des compagnons sympathiques alors qu'Alice voyage seul et les créatures qu'elle rencontre son effrayantes. Le pays d'Oz est un pays plus plaisant que le pays des merveilles qui n'est que cauchemar absurde. Très intéressant la comparaison que fait Alison Lurie car elle démontre bien l'opposition entre un regard anglais victorien sur un monde absurde et un américain qui a une vision utopique d'un monde nouveau. Mais le point commun entre Dorothée et Alice s'est le voyage initiatique pour grandir.

J'aime beaucoup la fraîcheur qui se retrouve dans le beau texte de Frank Baum, que je découvre pour la première fois, mais avec un regard d'adulte ce classique pour la jeunesse est une remarquable critique de la société et du pouvoir . Par contre le film avec la délicieuse Judy Garland je l'ai vu plusieurs fois c'est un régal inoubliable. Excellent ! J'aime beaucoup les chaussures rouge magique de Dorothy portées par Judy Carland dans le film du Magicien d'Oz. Elle me font rêvée, c'est je pense un des fantasme de petites filles de posséder de tels chaussures !

JEAN-PHILIPPE ARROU-VIGNOD : Le professeur a disparu, Sur la piste de la Salamandre



Le professeur a disparu 


Mathilde, Rémi Pharamon et Pierre-Paul Cul-Vert sont trois collégiens qui ont gagné un concours et le cadeau un voyage à Venise, en pleine période du carnaval.
" Aujourd'hui, 18 février, nous venons d quitter Paris par le train de 20 heures 15 gare de Lyon. Nous, c'est Pierre-Paul de Culbert, alias P-P CulVert, deux ans d'avance, premier de classe, mais pas de brosse à dents. Mathilde Blondin, dit Mathilde Blondin, une nouvelle au collège, si secrète et réservée que personne n'a trouvé de surnom pour ses taches de rousseur et son caban trop grand. Enfin, M. Coruscant, notre prof d'histoire-géo, montre à chaîne, cheveux en brosse, une pochette au veston, et les genoux qui craquent quand le temps est humide."

La nuit, dans un des compartiments du train, Mathilde entend comme une dispute. Le matin, les collégiens cherchent dans tous les compartiments leur professeur, M.Coruscant, mais ne le trouvent pas, il a disparut. Ils tombent sur un message secret " CA' REZZONICO - P . LONGHI - IL PITTORE -XIXII-MUELLER."En route pour Venise, où ils se retrouvent seul. Ils essayent de déchiffrer le message.

Grâce à ce petit livre policier de jeunesse, les jeunes lecteurs peuvent découvrir qui était Pietro Longhi, peintre vénitien du XVIII ème siècle.

Vont-ils retrouver leur professeur ... suspense


Sur la piste de la Salamandre


Nous retrouvons les mêmes jeunes adolescents : Mathilde, Rémi et Pierre-Paul, ainsi qu'au second plan l'oncle Firmin.

Les voilà embarqués dans une nouvelle aventure. Les voilà embarqués dan une chasse au trésor partir à la recherche de la Salamandre d'Or pendant leur vacances d'été. Et, ils sont toujours en compagnie de leur cher professeur Coruscant, les voilà partis sur les bords de la Loire en visite des châteaux. Nos jeunes collégiens sont plongés en pleine Renaissance : Léonard de Vinci et le Clos-Lucé, le château de Blois de François 1er dont la devise est " Je m'en nourris et je l'éteins" et son emblème était la salamandre, Azay le Rideau, Ambroise.

C'est des vacances enlevés c'est le cas de le dire, remplies de rebondissement.

JUDY BLUNDELL : Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti

Traduit par Cécile Dutheil de la Rochère

Judy Blundell dés l'ouverture fait référence à "Alice de Lewis Carroll" quand elle tombe dans le terrier. "Quand Alice est tombée au fond du terrier, ce fut au ralenti . Elle a eu le temps de remarquer tous les détails autour d'elle - " Tien une tasse de thé ! Et un table !"- , si bien que le paysage lui paraissait plus ou moins normal. Jusqu'au moment où elle a brusquement atterri au pays des merveilles, et ce fut une folle aventure." C'est très bien vu car c'est vraiment cela ce roman, Evie, seize ans, alias Alice tombe dans une histoire semée d'embûches et d'épreuve dans cette Amérique du Sud, d'après guerre en 1947. Cette histoire la fera grandir et elle va muer c'est à dire qu'elle va être transformée et passer à l'âge adulte. Ce ressenti sera renforcé par l'écriture de Judy Blundell car l'histoire est racontée à travers les yeux d'Evie. Elle est une jeune fille naïve au début, tout au long du roman le lecteur suit sa transformation sa mue. Lors de son séjour en Floride , dans un hôtel défraichi à Palm Beach, elle surprend les mensonges l'art du paraître, l'importance d'avoir une jolie tenue. Elle est très attachée à sa mère qui est une femme sublime blonde, son père est en faite son beau père Joe , ancien GI. Il revient de la guerre, c'est en sorte un héros, il est un homme d'affaire prospère. Puis, un jeune homme séduisant ancien GI, Peter Coleridge aussi se trouve aussi dans les parages se trouve être un homme énigmatique, il sèmera le trouble dans la famille Spooner.

J'ai pris un grand plaisir à lire ce roman d'apprentissage, car il est vertigineux bien ficelé avec de nombreux rebondissement, suspense à la clé. J'ai été complètement happé par ma lecture.L'ambiance de ce roman est très cinématographique, écriture très visuelle avec une ambiance torride . La couverture résume à merveille se roman, le côté glamour séduisant que dégage le livre, l'importance du rouge à lèvre, il manque la cigarette mais le lecteur la visualise très bien, les volutes de fumée ! Un roman fort captivant et remarquable.

François PLACE : La douane Volante

L'histoire se passe en Bretagne en 1914, la guerre est là pointe son nez. Gwen a quatorze ans il est né avec le siècle, de santé fragile on le nomme le Tousseux. Il a des problèmes respiratoire.Il est pauvre, il n'aime pas la mer, la vie est rude . Il va faire la rencontre importante de sa vie c'est celle avec le vieux Braz. Il lui enseigne les vertus des plantes " Avec sa carcasse toujours penchée vers le sol, ses précautions d'échassier, son long visage osseux encadré d'une rêche crinière blanche, et les imprécations qu'il lançait tout au long des chemins, il avait l'air d'un fou." L'Ankou, messager de la mort, emporte Gwen sur sa charette. Il se sent perdu " J'avais confiance avec lui. Il m'aurait appris, parce que je ne demandais que ça. Soigner les gens. Soigner les bêtes. J'étais comme lui , je ne demandais rien d'autre, de quoi dormir, de quoi manger."Gwen l sait guérir les malades même les aveugles, grâce à son ami qui lui a transmis sont savoir faire. Gwen se trouve propulser dans un pays imaginaire, dans un monde perdus avec ses propres lois et surtout sa douane volante " Ils étaient vêtus de sombre, portaient des souliers à boucle, des culottes bouffantes, un habit de drap à boutons avec une sorte de collerette qui isolait la tête du corps de façon assez ridicule. Gwen va se trouvé devant une multitude d'épreuves à résoudre.


Mon avis concernant ce roman, tout d'abord une grosse déception. Tout d'abord, je m'attendais à être plus saisie et emporté dans un univers à la fois fantastique, prenant en plus j'aime bien les récits initiatique. Je ne me suis pas du tout attachée aux personnages. Et bien pas du tout je n'ai trouvé qu'ennuie, cela ma gêné car le livre fourmille d'excellentes trouvailles et de personnages que l'on ne trouve pas forcément dans la littérature jeunesse ou générale. Un défaut je trouve mais qui ne s'adresse pas seulement à François Place c'est la manie de rajouter un personnage pour faire avancer l'action et à mon sens c'est du remplissage et cela sert à rien. Autre remarque et de taille durant ma lecture j'avais qu'une envie c'est de découvrir les légendes bretonnes et les romans d'Anatole LeBraz que de m'intéresser à l'histoire de François Place. Puis, dans le style fantastique et dépaysant j'avais beaucoup apprécié le livre d'Erik L'homme sa trilogie : Le livre des étoiles.

L'on présente cet ouvrage comme étant le premier roman de François Place. Cela me fait légèrement sourire car ses albums qui n'en sont pas vraiment, le dernier des géants et le vieux fou de dessin sont plutôt des romans avec des illustrations que des albums. D'ailleurs dans ma bibliothèque scolaire ils sont classés roman et non album ! C'est une chose deuxièmement, je me demande si ce roman n'est pas plutôt destiné pour un public adulte que jeunesse.

BARBARA WERSBA : Notre petite vie cernée de rêves

Traduit par Jean Esch

Une jolie histoire qui se passe à New York, un très bel hommage à Dickens pour le personnage d'Orpha Woodfin et à Salinger pour le jeune Albert Scully. Albert est un enfant, solitaire, à l'école c'est pas ça, il aime Shakespeare, il a très bon goût selon moi d'aimer ce plonger dans la très belle revue américaine National Geographic.
Il rêve de Nouvelle Zélande. Sa voisine de quatre vingt ans, un brin excentrique, possède une très belle âme :
"Quand j'emploie le mot âme, je veux parler de ce qu'il y a de mieux chez une personne."
" ... Votre âme vous est fidèle si vous lui êtes fidèle, mais le monde s'y entend pour vous filer entre les doigts."
La vie chez lui avec ses parents c'est pas top ! Heureusement qu'il a un chat attachant qui lui donne le sourire Orson. Sa voisine,Orpha Woodfin a eut une vie hors norme, elle fut actrice à Londres, elle a tout joué Shakespeare, Rostand, Tchekhov, Ibsen , Strindberg. Mais, elle est philosophe la brave femme la gloire un jour est là et le lendemain "la gloire s'est transformée en poussière." Ce jeune Albert nous donne furieusement envie de découvrir cet auteur américain que je ne connais pas du tout Thoreau et cette très belle citation : "Si un homme marche à un autre pas que ses camarades, c'est peut-êtres qu'il entend le son d'un autre tambour. Laissons-le suivre la musique qu'il entend, qu'elle en soit la cadence."
Ce roman se situe à la fin des années 60 en plein guerre du Vietnam et la mode hippie, époque peace and love. Déjà en 1968, on se préoccupait de l'écologie déjà " Le problème, disais-je , c'est que les gens croient que l'atmosphère sera toujours respirable, mais c'est faux. Un jour, il y aura tellement de pollution qu'on ne pourra plus la combattre et la planète mourra asphyxiée. Je ne serai sans doute plus là pour le voir, mais ça m'inquiète quand même."
Cela fait réfléchir ! C'est un problème qui est toujours d'actualité.
J'ai été sous le charme de ce livre, j'aime la chaleur qui se dégage, sa générosité.
Un très beau moment de lecture !

MALIKA FERDJOUKH : MINUIT-CINQ

" On était presque à Noël et il en restait encore un tiers."

La veille de Noël, à Prague, il fait très froid, il neige. La princesse Daniela Danilova se rend au Théâtre National en compagnie du comte Orlok. Soudain, alors qu’ils quittent le spectacle, la princesse s’évanouit. Son collier de diamants, d’or et de rubis a disparu !
La nouvelle se répand dans toute la ville, la princesse offrira trente florins à celui qui retrouvera le collier. Pour Minuit-cinq, Bretelle et Emil, pauvres orphelins, c’est une récompense fabuleuse. Les trois amis décident de partir à la recherche du bijou. Minuit-cinq dix ans, en réalité il se nomme Antonin, le raison de ce surnom est du à son tatouage raté sur le bras. Sa sœur, Bretelle son adoration pour les boutons de manchette et enfin, Emile, le meilleur ami de Minuit-cinq, c'est un enfant perdu, son rêve retrouver son père, un baron fortuné de Moravie
Autour de ces enfants pauvres qui se lavent jamais, le dompteur de poux sauvages et de souris française, en rêvent. Cette récompense, les fait rêver de mets fins délicieux.


Ce roman de Malika Ferjoukh a tout du délicieux conte de Noël à lire en cette période en attendant sagement le 25 décembre. L'écriture de Malika Ferjoukh est fort sympathique et vivante !

jeudi 25 août 2016

FABRICE COLIN : Les vampires de Londres, Tome 1

Rentrée littéraire 2009

une nouvelle série concernant Les étranges sœurs Wilcox.Dans une atmosphère sombre d'hiver, gothique et victorienne, en 1888, Luna " la plus jeune, la rêveuse aux cheveux noirs"et Amber " la volontaire, la tête brûlée aux boucles rebelles" Wilcox sont deux sœurs orphelines, elles errent dans Londres la nuit. Ces deux jeunes filles possèdent un pouvoir étrange sont elles des vampires ? Quand le roman s'ouvre elles sortent de leur cercueil. Parallèlement, un certain Jack l'Éventreur lui aussi rôde dans les rues de Londres dans le quartier de Whitechapel.
Dans les vampires de Londres ont découvre les différents clans : il y a les Drakul mené par le comte Dracula, les Nosferatu "sont des individus incontrôlables, généralement solitaires. Pour ce que nous en savons, ils ne poursuivent aucun but particulier. Ils se déclarent poètes, vagabonds, anarchistes parfois."

Fabrice Colin a aimé mélangé la fiction et à la réalité renforce l'univers et devient plus crédible. Surtout que je ne connait pas trop cet univers , il est loin de mettre famillié. J'ai aimé découvrir qui était Elisabeth Bathory par exemple et puis aussi d'Abraham Stockerle Comte Dracula.
J'ai trouvé intéressant d'évoquer John Milton, en compagnie de Sherlock Holmes, Watson et Moriarty.
En un mot j'ai apprécié toutes ces clin d'œil littéraire, musicale et autour du monde des vampires comme le fait remarquer Vannessa très justement.Tout de même des les premières pages je fus septique à cet ouvrage que l'on voit partout tel un phénomène de mode. Puis, une fois rentrée dans ce roman je fus happée par la musique de Fabrice Colin et son univers brumeux, remplis de mystère . J'ai trouvé ces jeunes filles attachantes, j'ai eu envie moi aussi de prendre le chaton dans mes bras. J'ai souri au passage de la fée, dans cet univers de vampires.
" C'était une créature ailée, à peine plus haute qu'une pomme. La peau de son corps, entièrement dénudé, était verte et luisante comme un brin d'herbe après la pluie, et deux paires d'ailes translucides battaient faiblement dans son dos."
J'ai aimé le clin d'œil de l'auteur pour Alice au pays des merveilles, et de jouer avec le mot sang déclinaison sang froid, sang d'encre, la soupe de sang, lien du sang etc ... , rattaché au vampire bien entendu, cela va de soi.
À souligner, c'est le premier livre de Fabrice Colin que je lis. J'ai trouvé cette lecture loin d'être désagréable par petites touches (certain passages ici de là ) donc j'attends la suite ! esmeraldae dit la chose suivante ainsi que Béné : "Il manque de profondeur ce livre" et cela rejoint mon sentiment exact que je retiens en fermant ce 1er tome et je rajoute superficiel j'ai trouvé au final pour la raison suivante auquel je crois moyennement " Sinon que la survie de l'Empire britannique repose désormais sur les très étranges sœurs Wilcox..."

JEAN-PHILIPPE ARROU-VIGNOD : Le collège fantôme


De cet auteur j'ai lu il y a pas longtemps "Une famille aux petits oignons"
Avec ce petit livre " le collège fantôme" nous changeons d'univers et nous rentrons dans le fantastique à la rencontre des fantômes, et une ambiance bien mystérieuse plane.
L'histoire se déroule au collège Fogelman, un collège pas comme les autres isolé." En fait, le collège Fogelman ressemble à ces châteaux en ruine qu'on voit dans les livres d'histoire : une forteresse moyen-âgeuse bâtie sur un piton rocheux sans autre lien avec la terre que le vieux téléphérique par lequel Larson rapporte les provisions." Sébastien Britt, douze ans, élève fort peu brillant , tient son journal, il se sent très, très seul. Puis, il rencontre Camille, la fille de Fogelman, elle vit seul avec son père
" C'était une fillette de mon âge, au visage pâle et fin, aux cheveux bruns, vêtue d'un ciré de marin et de chaussures de toile." Grâce à Camille, Sébastien va rencontrer les fantôme d'abord celui du chat. " Un chat lumineux, un chat fantôme, la peau translucide comme celle d'un lampion, se promenait sur les créneaux du collège Fogelman en équilibre au dessus du vide !" (voir la couverture du livre). D'autre fantôme en vrais, et hop les voilà tous partie dans l'aventure. Un petit livre fort sympathique remplit de mystère et de merveilleux.

MALIKA FERDJOUKH et CHARLES POLLAK : Taille 42


Édition l'école des Loisirs collection Médium destinée aux adolescents mais aussi aux adultes.
Charles Pollak a transmis son récit, qui est un témoignage de la mémoire d'une page de l'histoire de France et Malika Ferdjoukh n'a fait que de retranscrire.

L'histoire de Charles Pollak se déroule durant la seconde guerre mondiale. Sa famille est originaire de Hongrie. Pays qu'elle fuit pour aller se réfugier à Paris, à Montmartre. Durant les années 40, une importante communauté hongroise habitait Paris.
Son père est tailleur et il est très pieux aussi. La religion tient une grande place dans cette famille juive.
Le père Eugène doit accepter un travail dans un village en Baie de Somme dans un premier temps il part seul puis le rejoint sa femme et pour finir les enfants.
A travers ce récit, on découvre l'absurdité de la vie, de l'histoire, Eugène Pollak parle très bien allemand. 
" Mon père venait de Hongrie, un pays qui avait fait partie du grand Empire austro-hongrois, où l'on parlait et enseignait à tous les écoliers l'allemand très pur de Vienne. Mon père, par un de ces retournement incroyables et absurdes de l'Histoire, avait même été enrôlé comme soldat en 1914, dans ... l'armée d'Autriche -Hongrie"

Ce n'est pas un récit ennuyeux, mais très vivant un magnifique devoir de mémoire, passionnant et très enrichissant concernant les mœurs juives, entre autre et sur une époque.

ANNE FINE : Ivan le terrible

École des loisirs - Neuf - Traduction : Nadia Butaud

Boris qui parle le russe a été prié par son professeur de servir d'interprète à Ivan, Russe nouveau venu dans l'école. Mais en écoutant stupéfait les premiers propos pleins de mépris et de hargne d'Ivan, Boris ne sait pas comment les traduire. Les premières paroles en russe d'Ivan sont : Vos cerveaux minuscules, imbéciles comme des bulbes, sont tout simplement incapables de voir que j’ai des pouvoirs secrets dont j’ai l’intention de me servir pour faire de vous tous mes esclaves. »

Ce livre m'a beaucoup plu, j'ai beaucoup rit je l'ai trouvé très agréable. C'est un livre sur la communication, la différence traité avec beaucoup d'humour et de dérision.

JEAN-PHILIPPE ARROU-VIGNOD : Une famille aux petits oignons

Histoire des Jean-Quelque-Chose
illustré par Dominique Corbasson.

 Cet ouvrage rassemble en fait trois histoires déjà publiées séparément, L'omette au sucreLe camembert volant et La soupe de poissons rouges (Folio Junior)Elles sont complétées par une quatrième histoire, Des vacances en chocolat. C'est bien connu Gallimard Jeunesse aime associé le vieux avec le neuf donc cette idée de recueil est une merveille pour ceux et celle qui connaisse pas du tout cette famille des Jean-Quelque-Chose.
L'histoire de cette famille se passe dans l'omelette au sucre à Cherbourg. Il sont cinq enfants à s'appeler Jean quelque chose : Jean A, Jean B, Jean C, Jean D, Jean E. Et, leur maman dans l'omelette au sucre attend le sixième et ce sera un garçon nommé Jean F. C'est drôle, c'est vivifiant, une lecture charmante agréable.

Mon neveu Jules 8 ans adore. Pour ma part je trouve que c'est en effet une lecture très jouissive on prend un réel plaisir à la lecture. Il y a des passages très drôle cocasse. Nous sommes dans la même lignée du Petit Nicolas. Par contre c'est un cran en dessous, et le défaut c'est que c'est un peu désuet au niveau de l'écriture. Mais bon il ne faut pas bouder son plaisir de partage entre l'adulte et l'enfant parce que ce livre se prête de manière géniale. Un livre qui nous rappel notre enfance et le bon temps des bons et des mauvais moments !

MARIE DESPLECHIN : Satin grenadine

En 1885 Lucie jeune fille issue de la bourgeoisie vit dans les beaux quartiers de Paris. À treize ans, ses parents lui font comprendre qu'elle doit se préparer à devenir une épouse. Et, l'instruction , il ne faut pas même en penser surtout pour une fille. Ces parents lui font comprendre qu'elle sache tenir une maison et s'habiller correctement c'est suffisant. Marceline, donne de l'instruction à Lucie. C'est un roman historique, traitant de la condition féminine, Marceline est féministe, Achille est socialiste tout cela se passe à la fin du XIXe siècle
J'ai bien aimé les séances d'essayage avec la couturière Madame Sponze,
Lucie s'émancipe, le passage de l'enfance à l'âge adulte puisque le terme adolescent n'existe pas me semble t-il à cette époque. C'est un roman d'apprentissage, le ton est enlevé, sympathie pour Lucie la narratrice. Elle souhaite mener un combat contre sa famille, contre la société, indécise, elle ne sait pas trop de quel côté est son camp.

C'est un roman qui ouvre des portes, la description du Paris populaire au XIXième siècle, la différence des classes les bourgeois d'un côté les paysans de l'autre sans préjugé, pas de cliché. Donc, j'ai trouvé ce court roman intéressant mais j'ai trouvé qu'il manquait un ingrédient, pour que l'on soit vraiment captivé par l'histoire, une ambiance je ne sais pas mais quelque chose pour que le roman nous paraisse vivant. Mais il me semble, que c'est un livre a faire lire à des adolescents pour une entrée en matière à la littérature du XIXème siècle, je pense au Ventre de Paris de Zola lu il y a longtemps et que j'avais bien aimé.

Valérie ZENATTI : Une bouteille dans la mer de Gaza


- édition Médium : école des loisirs



" J'ai grandi dans l'idée qu'entre les Palestiniens et nous il pouvait y avoir autre chose que des corps déchiquetés, du sang et de la haine. " 
Tal ,une jeune israélienne, vit à Jérusalem. Elle rêve à la paix au Proche-Orient. Un jour, après un attentat particulièrement meurtrier, elle fait déposer par son frère , militaire, dans la bande de Gaza, une bouteille avec un message, dans l’espoir qu’une jeune palestinienne lui répondra, et pour prouver qu’une amitié peut être possible entre deux peuples qui se haïssent… C'est un jeune palestinien, Naïm de Gaza, qui répondra via une correspondance électronique. Tal crois en l'avenir d'Israël que les deux peuples vont pouvoir s'entendre que c'est possible surtout le le jour de la signature des accords de paix entre Israéliens et Palestiniens, le 13 septembre 1993 entre Bill Clinton et YitzhakRabin ainsi que Yasser Arafat le représentant des Palestiniens. Mais, malheureusement la situation n'est pas aussi simple, d'où désillusion, révolte, mais une petite lueur d'espoir est là en elle.car le 13 septembre est le jour de mon
anniversaire et en 1993 j'avais 15 ans. Même si je ne suis pas juive ni arabe j'ai trouvé je trouve que cette photo est émouvante en richesse d'espoir de symbole. Je comprends qu'elle est profondément marqué le peuple juif/arabe !

MARIE AUDE MURAIL : MISS CHARITY

Illustré par Philippe Dumas
Une petit bonbon anglais savoureux, un gros livre idéal pour Noël !

"Nous étions assez bien placés à l'orchestre, mais un peu loin de la scène, si bien que les jumelles me furent utiles pour détailler le jeu des acteurs. L'Éventail de Lady Windermere raconte comme vous le savez peut-être, l'histoire d'une jeune femme récemment mariée, très pure et même puritaine, qui croit s'apercevoir que son mari, Lord Windermere ni croit s'apercevoir que son mari , Lord Windermere, la trompe en entretenant une femme de mauvaise vie." 
Charity est une enfant terriblement attachante, assoiffée de contacts humains et d'échange. Elle est issue de la bonne société puritaine anglaise des années 1880, époque victorienne. Elle se réfugie au troisième étage de sa maison en compagnie de Tabitha sa bonne et de sa chère gouvernante Blanche. Elle dresse un lapin Master Peter, il deviendra célèbre, elle étudie toute seule des champignons entre autre, elle apprend Shakespeare et dessine de merveilleuses aquarelles qui fait le bonheur de tout son entourage. Durant ce roman nous suivons Charity, de l'enfance à l'âge adulte et c'est tout simplement un délice de fraîcheur très anglais.
La construction du livre fait penser au roman de la Comtesse de Ségur . Marie Aude Murail a voulu rendre hommage à Beatrix Potter cette grande dame de la littérature jeunesse en Angleterre au XIXème siècle, elle s'est inspirée seulement de la vraie biographie de Magaret Lane.
Dans les dernière pages Marie Aude Murail fait un clin d'œil à Oscar Wilde en particulier à son théâtre, ainsi qu'à Bernard Shaw.

LEON WALTER TILLAGE : Léon


Traduction d'Alice Ormière et Nadia Butaud - Illustrations de Susan L. Roth
Collection Neuf de l'école des Loisirs

Ce livre est autobiographique, Leon Walter Tillage est né en 1936, en Caroline du Nord.
À travers ce récit il transmet aux enfant sa vie aux Etat-Unis son histoire personnelle, remplit de souvenir. " Je me souviens qu'étant petit garçon, je me regardais souvent dans le miroir et je maudissais ce visage noir qui était le mien. Mais à l'époque, on ne nous appelait pas "noir". On ne parlait pas de minorité". On disait "moricaud" ou "nègre"".
Son arrière-grand-mère était esclave, son père, métayer ne jamais rien posséder soi-même. Cela signifiait surtout qu'on pouvait perdre la vie, sans raison et sans espoir de justice. Le père de Leon est mort sous les yeux de sa femme et de ses enfants, écrasé par une voiture conduite par de jeunes Blancs. Leon avait tout juste quinze ans. Il se souvient d'avoir longtemps fait sept kilomètres à pied pour aller à l'école.
C'est un livre bouleversant à lire d'une grande intelligence pour de pas oublier que le peuple noir américain à souffert.

Ce récit est fort émouvant car aujourd'hui en Amérique, l'émotion doit être immense chez des noires et des métisses de voir que leur futur président à du sang noir dans ses veines. Je veux parler d'Obama.
C'est inouï, quand on pense ce que c'était être noir, dans les années quarante et cinquante, cela signifiait qu'on pouvait entrer dans certains magasins. Je me souviens enfant ou jeune adolescente quand j'ai appris cela. Et bien j'étais révolté, cela ma marquée et je ne supporte pas mais absolument pas les propos racistes

" Les Blancs apprenaient à leurs enfants que les Noirs n'avaient pas de sentiments, qu'ils n'avaient pas d'âme".


"Ce qui nous importait c'était de pouvoir demander aux Blancs " Qui êtes-vous pour nous dire ce que nous pouvons faire ou non, en Amérique, la terre de la liberté, de la démocratie ? " Nous étions prêts à nous battre pour cela. C'était aussi simple que ça."
Un livre poignant ! À lire tout simplement !

ANNE FINE : La guerre sous mon toit

Traduit par Dominique Kugler - collection Médium

Une conception de la famille, sur ce qui se passe à la maison c'est un vrais champ de bataille. Les rapports les parents et les enfants, les conflits, les moments de paix, de négociations, de colères. Les conflits violents sont surtout entre Estelle et ses parents. Estelle, la sœur de Will est une adolescence féroce, elle fait peur à sa mère. C'est vraiment un climat de guerre qui règne dans cette famille typiquement anglaise. Famille attachante et la petite Muffy est terriblement craquante !

Les deux thèmes de ce roman sont la famille, l'écriture. Will rêve d'écrire un roman. Son livre de référence c'est "l'Été le plus long de Willian Scott Saffery. La chute est tout simplement géniale. La structure de ce roman est vraiment originale et subtile.

BRIGITTE SMADJA : Il faut sauver Saïd

d'actualité car une adaptation à été faite pour la télévision et diffusée sur FR3 (malheureusement je n'ai vu l'adaptation de ce livre). Mais ce livre est un sujet d'actualité, puisqu'il est question de l'école. Un grand sujet en ce moment en France.
Les thèmes traités : l'école, l'entrée en sixième, la cité, la famille.
Saïd était un très bon élève en primaire, il est issu d'une famille algérienne modeste. Sa maîtresse de CM2 était fier de lui tout allait bien. Puis il rentre en sixième et là c'est plus pareil, c'est la jungle mille deux cents élèves, c'est à celui qui parle le plus fort. Il se sent perdu, comme faire sa place avec un grand frère voyou et un petit frère qui a des problèmes d'audition, une sœur qui est partie de chez car elle a choisi de vivre avec un français.
J'ai beaucoup aimé ce passage, la sortie à Paris : le Musée d'Orsay, je cette professeur de français leurs montre la beauté de la ville, les fleurs en opposition à la cité et leur quotidien plutôt sordide.
Ce livre est un cri que pousse Brigitte Smadja (professeur de français) . Cette vie pour Saïd et ses frères est une tragédie, donc c'est très bien qu'un texte comme celui peut sensibilisé l'opinion public, pour se faire entendre. J'ai aimé le style et que dans ce petit roman tout est vu à travers le regard de Saïd. C'est une des raisons qui fait que ce livre est remarquable par sont optimiste, j'aime beaucoup cette fin touchante ouverte, je la trouve pleine d'espoir et magnifique. J'aime beaucoup un livre tendre, réaliste, a lire que l'on soit grand ou petit, un livre juste sur notre société. Une écriture simple et magnifique sans fioriture.

J'aime beaucoup cette femme, Brigitte Smadja beaucoup d'énergie dans ce qu'elle entreprend ! Voir la vidéo