jeudi 28 décembre 2017

Amélie Callot : Rose à petits pois

Illustration de Geneviève Godbout

Un livre magnifique de fraicheur et de douceur qui vient tout droit du Québec. 
Adèle  tient un café au coeur d'un petit village de bord de mer. Un lieu de convivialité et un espace ressource pour les habitants et les passants.
Adèle est solaire. Alors quand vient la pluie, elle se réfugie au chaud  sous sa couette en attendant que tempête passe. Un jour, elle découvre une paire de bottes de pluie oubliée dans son café. le jour suivant, un imperméable. Puis ... un parapluie ! 


L'histoire est tendre, voir banale. L'originalité est dans le traitement de l'histoire, dans la douceur des illustrations. Adèle est touchante. Le dessin  est à l'image d'Adèle, il est  délicat et s'accorde au texte poétique. 

dimanche 17 décembre 2017

CATHERINE GENDRIN : LA FEMME PHOQUE

Illustration de Martine Bourre

"Les animaux s'ébrouent puis, brusquement, retirent leur peau de phoque et se métamorphosent en jeunes femmes !
Natatok repère la plus belle, l'endroit exact où elle dépose sa peau.
D'un même élan, les jeunes femmes courent un peu plus loin.
Nues sur la glace, elles entament un chant sauvage et envoûtant et, lentement, se mettent à danser."

L'homme est la nature de font qu'un. 
Natatok le chasseur est perdu dans ses pensées, quand il voit un groupe de phoques sortir de l'eau et monter sur la banquise non loin de lui.

Les animaux s'ébrouent puis, brusquement,
retirent leur peau de phoque et se métamorphosent
en jeunes femmes !  Natatok repère la plus belle
et l'endroit exact où elle dépose sa peau.
Un album magnifique, qui nous déconnecte de la réalité, un moment d'évasion dans le lointain au Groenland. Une histoire simple, sensible qui m'a fait penser au conte d'Andersen : La petite Sirène. 

vendredi 15 décembre 2017

ALEX COUSSEAU : mon grand père devenu ours

Les illustrations de Nathalie Choux

Un album tout en douceur pour évoquer un sujet douloureux la perte d'un proche. " Maman dit que les morts hibernent beaucoup plus longtemps que les vivants."
Une fillette imagine que son grand-père est encore vivant. En fait, il serait devenu un ours, il hibernerait en attendant le printemps. La petite fille attend avec lui, puis ils partent ensemble le chercher, ce printemps qui tarde à venir. Ils rencontrent une taupe, s'enfoncent sous la terre... Le grand-père s'y trouve bien, avale une graine et s'endort, tandis que la fillette rentre à la maison, le coeur apaisé. Son grand-père est bien vivant. Au printemps, il sera devenu un arbre. Un album remplit d'émotion envers un grand-père tant aimé. 

lundi 11 décembre 2017

ANNEMARIE VAN HAERINGEN : Monsieur MATISSE

 Un hymne à la vie à la couleur !!!!

 Matisse est le grand peintre de la couleur. 
Il remplace son pinceau par des ciseaux et découpe des formes dans du papier coloré à la gouache. Il indique à son assistante comment les épingler au mur... Il vient d'inventer la technique du papier découpé. Les murs de sa chambre sont la toile de son tableau. 
 Dans son fauteuil roulant d'escargot, monsieur Matisse se promène dans le jardin qu'il a créé, entre une perruche et une sirène, née d'un courant d'air malicieux... 

Un album magnifique, simple et lumineux ! Splendide. 

vendredi 8 décembre 2017

José Ramon Alonso : L'OURSE

Illustration de Lucia Cobo

Une douceur poétique est au rendez vous dans cet album ! L'automne arrive et l'ourse cherche de quoi manger. Elle se prépare pour l'hiver. La voilà qui creuse un trou dans la terre et s'endort. Un jour, la chaleur et la lumière sont à nouveau là, soufflent sur l'ourse qui se réveille ; dans son ventre, elle sent que ça remue, que le printemps est revenu... 
Un album écrit par un biologiste espagnol qui raconte dans un style imagé et épuré le cycle de la vie et de la nature. Les  illustrations magnifique de Lucía Cobo forment un enchaînement de tableaux époustouflants. Et c'est un album d'une grande simplicité. Il se dégage un ton paisible de calme et de sérénité. 

mardi 5 décembre 2017

GARY D.SCHMIDT : La guerre des mercredis

Traduction de Caroline Guilleminot

Chaque mercredi, alors que la moitié de la classe de cinquième est dispensée de cours pour se rendre à la synagogue, et que l'autre moitié va au cathéchisme à l'église de la paroisse, Holling Hoodhood, qui n'est ni juif ni catholique, est le seul et unique élève à rester en cours avec Mme Baker.

Dans un premier plusieurs mercredis de suite il nettoie les tableaux, dépoussière les effaceurs, retire les toiles d'araignée, décrasse les fenêtres. Puis un beau jour, Mme Baker s'est mis en tête de lui faire lire du Shakespeare !

Pendant que Holling Hoodhood découvre La tempête et s'aperçoit que Mme Baker est moins mauvaise qu'elle n'en a l'air. Elle forme un duo atypique , touchant, attendrissant, avec l'adolescent . Pendant ce temps, l'histoire des États-Unis suit son cours. Robert Kennedy se porte candidat à la présidence, la lutte pour les droits civiques prend de l'ampleur, la guerre du Vietnam fait rage. Nous sommes en 1968, et l'Amérique s'apprête à vivre l'une des années les plus violentes de son histoire.


Un roman touchant qui peut se lire à partir de 12 ans.